Le séchage de mes plantes PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La Fête de l'Absinthe   

A Boveresse et dans ses environs, la récolte de la grande absinthe avait généralement lieu à la mi-juillet, soit un peu avant la pleine floraison. Celle de la petite absinthe se déroulait un mois plus tard, suivie de celle de l'hysope, de la mélisse et de la menthe poivrée.

Toutes ces plantes, pour conserver la plénitude de leurs arômes, devaient être séchées pendant un mois à l'ombre et dans des locaux bien ventilés.

Séchoirs à absinthe

sechoirAussi avait-on construit à cet effet des hangars spéciaux en bois, dotés de clayonnages et d'orifices d'aération : les séchoirs à absinthe, dont trois spécimens ont subsisté à Boveresse, en particulier celui des Cises (à l'est du temple), datant de 1893 , contenant plus de 1800 m3 et désormais propriété du Musée régional d'histoire et d'artisanat du Val-de-Travers.

Ce séchoir, unique en son genre au monde, est classé comme monument historique et est devenu depuis le printemps 2002 un des sites visitables du circuit touristico-culturel de la Vallée des fées.

Une fois la dessiccation terminée, les plantes devaient être hachées, voire pulvérisées, pesées et conditionnées pour être livrées aux distillateurs des villages voisins et de la région de Pontarlier, ou à des entreprises pharmaceutiques suisses et étrangères.

Une partie de ces activités (culture, séchage et traitement) survécurent à l'interdiction de la «liqueur dite absinthe» jusqu'au lendemain de la Seconde guerre mondiale, cela à des fins thérapeutiques ou à l'usage de fabricants de succédanés de la «bleue» et de dérivés de la menthe (thé, crème, sirop et alcool).

Mise à jour le Mardi, 24 Mars 2009 08:19