| Les dérivés de l'absinthe |
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| Écrit par La Fête de l'Absinthe |
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Au Val-de-Travers, dès le dépôt, en 1907, de l'initiative antiabsinthique, tant les cultivateurs que les distillateurs d'absinthe cherchèrent des solutions de rechange à leurs productions respectives. Les premiers firent, sans beaucoup de succès, des essais de cultures nouvelles : betteraves sucrières, tabac, haricots, céréales, pommes de terre, choux, tournesols, pavots à huile, etc. Finalement, en 1935, ils fondèrent à Boveresse un Institut pour la culture des plantes industrielles et médicinales; 27 habitants de la commune lui fournissaient, en priorité, de la menthe poivrée (à la base d'une «boisson saine, rafraîchissante et sans alcool», le «Blackmint»), tout en poursuivant, pour les laboratoires pharmaceutiques, la livraison d'absinthe et d'hysope du terroir. Les distillateurs, de leur côté, tentèrent de mettre au point des «ersatz» de la «fée verte», dûment autorisés par la Confédération tout en rappelant, par leur goût et leur couleur, l'extrait «maudit». A Couvet, Fritz et André Flückiger, successeurs de Berger, inventèrent la «Bonalo»; à Travers, Kübler & Romang propagèrent l'«Opale» et à Fleurier, Théophile Henny fils diffusa la «Grande Areuse». Depuis 1990, à Môtiers, Yves Kübler - qui a enfin obtenu en décembre 2001 le droit d'élaborer et de diffuser un vrai extrait d'absinthe - commercialise un autre succédané de la «couètche» : la «Rincette», breuvage anisé, cocktail de huit plantes aromatiques, mais dépourvu de toute once de grande et de petite absinthe et, partant, tout à fait légal. Comme le sont aussi le vin d'absinthe et le rhum à l'absinthe, obtenus par macération et non par distillation, et qui ont été (re)mis en vente pour la première fois lors de la 2e Fête de l'absinthe de Boveresse, le 19 juin 1999. |
| Mise à jour le Mardi, 24 Mars 2009 08:26 |


