Ma culture au travers du temps PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La Fête de l'Absinthe   

De cette douzaine de plantes nécessaires à l'élaboration de la véritable «fée verte», cinq ont été cultivées intensivement au XIXe siècle et jusqu'au milieu du XXe siècle dans le Val-de-Travers (près de 60 ha).

Boveresse cultivait un quart de ses terres arables (de 25 à 30 ha) pour les plants suivants

  • La grande absinthe;
  • la petite absinthe;
  • l'hysope;
  • la mélisse;
  • la menthe poivrée.

Les autres étaient importées des pays méditerranéens et proches ou moyens-orientaux.

A travers le temps

Déjà en 1836, un chroniqueur régional observait que «la plupart des plantes qui entrent dans sa composition (celle de l'extrait d'absinthe) ne réussissent nulle part aussi bien qu'ici» (au Val-de-Travers).

En 1864, un autre mémorialiste relevait : «On reconnut que le sol était admirablement approprié à cette culture et qu'il donnait des produits de qualité supérieure». Les paramètres climatiques de cette vallée jurassienne, de même que l'hygrométrie et la fertilité de ses terres, convenaient à merveille à une telle production qui constituait "la seule ressource essentielle d'un bon nombre de familles" (1882).

Il n'empêche que la culture de ces plantes aromatiques requérait un terrain «bien labouré et convenablement fumé» (1864) et une main-d'oeuvre - surtout féminine - assez nombreuse pour assurer un sarclage et un désherbage constants.

Au moment de la prohibition de l'absinthe (1908-1910), le Val-de-Travers comptait une quarantaine de cultivateurs occupant près de 600 personnes, la bonne moitié de ceux-là se trouvant dans la commune de Boveresse.

Aujourd'hui

Dès le printemps 2002, une trentaine d'ares de grande absinthe ont été remis en culture au Val-de-Travers par quatre agriculteurs, cela en vue de l'obtention d'une AOP ou AOC ou IGP pour l'extrait distillé dans la région par les distillateurs de cru patentés.

Mise à jour le Mardi, 24 Mars 2009 08:08