La commercialisation de mon breuvage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La Fête de l'Absinthe   

Si le petit village de Boveresse a été incontestablement le haut lieu helvétique de la culture de l'absinthe (grande et petite) et d'autres plantes aromatiques, il n'a jamais abrité de grandes distilleries industrielles.

Dès 1884, Schumacher (1828-1902), d'abord distillateur et cabaretier à Boveresse, s'établit à Fleurier où il construisit l'actuel Buffet de la Gare (La Pagode d'Or) et le No 1 de la rue du Progrès à l'usage de distillerie, reprise dès 1887 par son gendre Jean Ammann (1862-1935) - allié Amélie-Mathilde Schumacher -, puis par Charly Fatton.

Du cultivateur au distillateur

Toute la production «herbagère» des quelque 25 cultivateurs de la localité était commercialisée par des négociants en gros (Louis Petitpierre-Barrelet, les frères Henr, Alexis et Auguste Barrelet, le grainier Aeschlimann, Paul Vuillemin, E. Jacot-Guillaume, etc.) qui fournissaient en matières premières les distillateurs de la région et, en partie, ceux de la Franche-Comté: Berger, Pernod fils, Edouard Pernod, Legler-Pernod, Kübler & Romang, Henny; Ammann, von Almen, Dornier-Tüller, Bolle, Sandoz, Giovenni, Bovet & Cie, Duval, Borel-Pettavel, Haag, Loup, Bader, Roessinger, Besson fils & Cie, Rosselet-Dubied, Dubied père et fils, Lecoultre, Yersin, Fraissard, etc.

A titre d'exemple, l'historien Louis Favre donne une idée de l'importance de cette petite culture, qui écrit en 1864: «Ainsi, ces 90 ou 100'000 livres d'herbages obtenus sans grande peine et sans grands frais, et dont une grande partie est expédiée à l'étranger, font entrer dans le Val-de-Travers une somme de 40 à 50'000 francs par an».

Dans une histoire économique de Neuchâtel, parue en 1871, on lit que «le village de Boveresse vend annuellement des plantes aromatiques pour plus de 60'000 francs».

Mise à jour le Mardi, 24 Mars 2009 08:19